Un point sur le workflow 3D d’Aktarma

Un point sur le workflow 3D d’Aktarma

Dans cet article, nous allons nous pencher sur le worflow 3D (méthode de travail 3D) utilisé au sein d’Aktarma pour la réalisation de perspectives architecturales.

De la réception des plans du bâti à la finalisation de l’image en post-production, notre attention se porte sur quelques étapes essentielles et inhérentes aux illustrations vouées à une utilisation commerciale.

1 - La modélisation

Dans un premier temps, il s’agit d’interpréter les plans fournis par notre client afin de se représenter au mieux les volumes du bâti.

Grâce à 3ds Max, notre logiciel 3D, et à partir de formes géométriques simples, nous allons donner vie au ‘gros oeuvre’ (Murs porteurs, planchers, toiture...), pour ensuite ‘dégrossir’ la modélisation, tout en lui apportant un maximum de détails architecturaux. (Menuiseries, fenêtres, cloisons intérieures, volets, gouttières, etc...).

Modélisation brute d'une maison sous 3DS Max
Modélisation brute d'une maison sous 3DS Max.
Ajout des détails architecturaux
Ajout des détails architecturaux.

2 - La composition

Étape cruciale du workflow 3D, la composition est idéalement pensée très en amont lors de la réalisation de nos illustrations.

Dès lors que la première ébauche de modélisation du bâti est terminée, il va nous falloir placer dans notre scène des caméras virtuelles qui vont nous permettre de déterminer les angles de vues à travailler. C’est généralement lors de ce travail de cadrage, identique à celui d’un photographe, que l’on va également commencer à se concentrer sur la lumière et les textures.

Exemple de caméra virtuelle
Exemple de caméra virtuelle, pour laquelle nous allons retrouver les mêmes réglages que sur un appareil photo: Ouverture, temps d’exposition, ISO, etc...

3 - La lumière

Il s’agit ici d’affiner et de mettre en place l’ambiance choisie lors de la phase de composition, (Ambiance matinale ou nocturne, hivernale ou estivale par exemple), afin de valoriser au maximum le potentiel architectural de chaque projet.

A l’aide de spots lumineux ou grâce à l’utilisation de photos HDRI, nous allons illuminer notre scène dans un véritable jeu d’ombres et de lumières.

Sur le même principe que lors de la phase de modélisation, nous allons commencer par poser les bases d’une illumination globale (simulation de soleil + ciel), pour ensuite passer à un éclairage plus précis: Spots lumineux, lumières intérieures et extérieures artificielles (dans le cas d’une scène de nuit notamment).

Exemple de spot lumineux simulant la lumière naturelle du soleil
Exemple de spot lumineux simulant la lumière naturelle du soleil.
Spots lumineux artificiels Lumières artificielles
Exemples de lumières et spots artificiels.

4 - Les Textures

Le travail sur les textures est un des éléments les plus importants de la visualisation 3D qui consiste à donner de la vie et du photo-réalisme à chacun des objets présents dans notre scène, en leur appliquant des images selon leurs coordonnées précises.

Du bois au métal en passant par le verre ou l’eau, la texturisation est une étape délicate qui requiert beaucoup d’attention et de minutie, intervenant en général en fin de chaine de production.

Texture bois
Texture bois / bitume / verre

5 - L’intégration dans un décor

Lorsque les rendus ‘test’ ont été validés par le client, commence alors l’intégration du bâtiment dans son décor. Grâce à un outil dédié, nous allons pouvoir distribuer (multiplier) sur des surfaces choisies, la végétation de la scène de façon plus ou moins fournie afin de recréer une implantation rurale par exemple.

A contrario, dans le cas d’une implantation du projet architectural dans un environnement urbain, notre attention se portera sur l’ajout d’une signalétique urbaine (abris-bus, panneaux de circulation, éclairage public, entre autres).

Aperçu de la végétation dans la fenêtre de travail de 3Ds Max
Aperçu de la végétation dans la fenêtre de travail de 3Ds Max.

6 - Le rendu d’images & la Post-Production

Une fois la scène finalisée, le calcul de l’image peut alors débuter.

Grâce à V-Ray, notre moteur de rendu photo-réaliste, nous allons pouvoir récupérer les différentes couches (ou ‘passes’) de notre image.

A l’aide de Photoshop, nous pourrons ainsi aisément retoucher un maximum d’éléments graphiques tels que la réflection (brillance) des objets, la réfraction (absorption ou déviation de la lumière), l’illumination globale, les lumières, les ombres, etc.

C’est à ce moment également que l’on pourra intégrer l’image de notre ciel, et effectuer le travail de retouches photos les plus courantes: contraste, saturation, et réglage de la colorimétrie.

Post-production sous Photoshop
Post-production sous Photoshop

La post-production vidéo quant à elle regroupe globalement le même travail de retouches des images (étalonnage vidéo, montage, fondus, incrustation de titres et de logos...), et se termine généralement par la composition et l’inclusion de l’habillage sonore/bande-son en synchronisation avec la vidéo.

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